BACK TO THE INTERVIEW

Revenons un peu en arrière. Nous sommes le 1er décembre 2003 et Mary A. Fischer, qui avait consacré un célèbre article dans le magazine “GQ” sur la première affaire de pédophilie visant Michael Jackson en 1993, accorde une interview à Greta Van Susteren. Il est intéressant de lire les conclusions d’une enquête qui aura durée 5 mois à l’époque. Jugez plutôt :

Mary, première question, pensez-vous qu’il ait été victime d’un coup monté en 93, et si oui, question suivante, pourquoi pensez-vous cela ?

Mary Fischer : Je pense réellement qu’il a été la cible d’un plan pour lui soutirer de l’argent. Et je base cela sur une enquête de cinq mois que j’ai fait pour GQ… elle a concerné l’accusation, les adultes qui entouraient le garçon qui a fait l’accusation. Et j’ai regardé qui étaient ces gens et qu’elles étaient leurs motivations. Et il s’est avéré que trois d’entre elles avaient un passé discutable et également qu’il avait été donné au garçon une drogue puissante et psychiatrique, avant qu’il ne fasse toutes les allégations contre Jackson. Et, euh, il y a eu beaucoup de faits qui n’avaient pas fait surface avant et qui m’ont fortement suggéré que Jackson était la cible d’extorsion.

Greta: Mary y avait-il ne serait-ce qu’une preuve ou quelqu’un d’autre, hormis le garçon et sa famille, ayant vu quelque chose pour suggérer une activité criminelle au sujet de Michael Jackson. Si vous enlevez les accusations de la famille avec laquelle il y a eu un arrangement. Y a-t-il eu d’autres familles derrière elles ?

Mary Fischer : Il n’y avait aucune autre preuve corroborante comme il y en a souvent dans les cas d’abus d’enfant. C’est facile d’accuser quelqu’un, mais c’est beaucoup plus dur se défendre face à ces accusations.
Et cela parce que souvent il n’y a aucune preuve. Il n’y a que la parole de l’enfant entouré d’adultes qui l’encouragent à, euh, à faire ces rapports pour leurs propres motivations et il n’y a aucune autre preuve. C’était le cas en 93 et il semble que se soit le cas maintenant.

Greta: Pour l’affaire de 93, la famille n’a-t-elle pas d’abord contacté un avocat spécialisé dans les dommages civils pour l’argent avant d’aller contacter le procureur ?

Mary Fischer : C’est tout à fait vrai. La chose intéressante est si les parents du premier garçon avaient véritablement cru que leur fils avait été sexuellement abusé par Jackson, la première chose qu’ils auraient pensé à faire est d’aller à la police, mais ils n’ont pas fait cela. Ils sont allés voir un avocat, et l’avocat les a aidé dans leur plan pour extorquer de l’argent à Jackson. Puis ils ont contacté un psychiatre, qui n’avait d’ailleurs aucune expérience avec les enfants et il lui ont fait rencontrer le garçon plusieurs fois, et c’est seulement après ça et après qu’il ait été drogué, que le garçon a dit « oui Jackson a fait des choses inappropriées avec moi. »

Greta: En ce qui concerne la drogue, vous savez quelle drogue c’était ?

Mary Fischer: Oui, c’était du sodium Amital et c’est une drogue psychiatrique puissante dont l’emprise rend fortement influençable. Et c’est la drogue qui a été donnée au garçon par son père et son ami qui était anesthésiste dentaire, et cet anesthésiste a drogué l’enfant dans son cabinet.

Greta: Y-a-t-il des accusations du garçon selon lesquelles Michael s’était mal comporté avec lui avant la prise de cette drogue ?

Mary Fischer : Non. En fait, cela lui avait été demandé plusieurs fois et il avait toujours dit non, et c’est ce qui arrive souvent dans ce genre de cas et d’incidents, lorsqu’un groupe d’adulte, que se soit la police, les parents, des psychiatres entourent l’enfant et que cet enfant devient influencé par ces adultes, de fausses accusations sortent de tout ceci.

Greta: Bien cette famille, la mère et père n’étaient plus mariés, c’est vrai ? Cela fait un autre point commun dans ces deux affaires : cette famille tombait en morceaux.

Mary Fischer: Oui exactement. Dans le premier cas, les parents étaient en pleine guerre pour le divorce et la garde de leurs enfants. Ce qui s’est passé c’est que Jackson est devenu l’ami du père et de son fils qu’il a ensuite été très occupé et est passé à autre chose. Le père a été très contrarié par le fait que Jackson n’était plus aussi proche de lui qu’auparavant. Ce semble être la même chose dans ce nouveau cas. Mmmm, et dans ce nouveau cas il y a aussi le fait que les parents n’ont pas éloigné le garçon ou n’ont pas appelé la police, ils l’ont amené voir un avocat.

Greta: Et l’avocat, y a-t-il une parodie ou des similitudes. Y a-t-il des avocats de l’affaire de 93 planant autour de ce nouveau cas ?

Mary Fischer : Et bien, l’avocat, l’avocat civil du garçon dans le premier cas est également le mandataire que les parents, euh, la mère de ce garçon a choisit aussi. C’est ce qui est en commun.

Greta: Très bien, et qu’est-il arrivé à la première famille? Pas d’information ? C’est maintenant un jeune homme, c’était un garçon en 93. Que pouvez-vous nous dire?

Mary Fischer : Vous savez, je suis pas resté sur cette histoire. Je comprends qu’il vive sur la côte Est. Je devine qu’il a 22 ans et va à l’université mais je ne sais pas où. Et pour moi il y a tant de similitudes entre le vieux cas et le cas actuel qu’il est vraiment important de réserver son jugement avant qu’une conclusion au sujet de la culpabilité ou de l’innocence ne soit donnée.

Greta: Très bien, Mary, merci beaucoup d’être venue parmi nous.

Mary Fischer: Mais de rien. Merci à vous.

MJLegend : Très grand merci à Aïdo

09 Apr 2004 by Davy Appert

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