{"id":7927,"date":"2010-11-01T12:02:00","date_gmt":"2010-11-01T12:02:00","guid":{"rendered":"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/?p=7927"},"modified":"2023-05-13T12:09:35","modified_gmt":"2023-05-13T12:09:35","slug":"5-questions-a-franck-vidiella","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/?p=7927","title":{"rendered":"5 questions \u00e0&#8230; Franck Vidiella"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Franck Vidiella<\/strong>, l\u2019auteur du roman \u00ab Michael : le journal d\u2019un fan \u00bb a accept\u00e9 de se pr\u00eater au jeu des questions\/r\u00e9ponses. Voici 5 questions pour en savoir plus sur l\u2019auteur et son \u0153uvre\u2026<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:29px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-vivid-red-color has-text-color has-x-large-font-size\"><strong>1<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-vivid-red-color has-text-color has-medium-font-size\"><strong>Bonjour Franck Vidiella, comment vous est venue l\u2019id\u00e9e d\u2019\u00e9crire ce roman ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:20px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p><strong>Franck Vidiella <\/strong>: En avril 2010, je me suis rendu en visite \u00e0 Tokyo avec mon \u00e9pouse. Cela faisait bien longtemps que je r\u00eavais du Japon, et ce voyage devait aussi me permettre de d\u00e9couvrir un <em>fanshop <\/em>enti\u00e8rement d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Michael dont j\u2019avais eu connaissance ant\u00e9rieurement. Sur place, j\u2019ai trouv\u00e9 le lieu tellement fascinant que je n\u2019ai pu me retenir d\u2019en faire des photos. Et ces clich\u00e9s, de retour en France, je les ai mis en partage sur le forum de MJFrance. C\u2019est alors que Michaelzine m\u2019a contact\u00e9 afin de me demander l\u2019autorisation d\u2019utiliser ces images dans le cadre d\u2019un article \u00e0 para\u00eetre sur ce sujet. Content de pouvoir apporter ma contribution, je fus tr\u00e8s heureux de donner mon accord et accepta m\u00eame par la suite d\u2019\u00e9crire quelques lignes sur cette boutique situ\u00e9e \u00e0 Shibuya, le quartier branch\u00e9 de la capitale japonaise. J\u2019ai de la sorte r\u00e9dig\u00e9 un texte dans lequel j\u2019expliquais la singularit\u00e9 de cette exp\u00e9rience, un texte dont je ne savais pas encore qu\u2019il deviendrait le point de d\u00e9part de \u00ab Michael, Journal d\u2019un fan \u00bb. Ce fut en effet le d\u00e9but d\u2019un travail d\u2019\u00e9criture dont le roman-t\u00e9moignage au sujet duquel vous m\u2019interrogez est le fruit. Apr\u00e8s avoir eu le plaisir d\u2019apprendre que mon texte et mes photos seraient dans un magazine consacr\u00e9 \u00e0 mon idole, je le fis effectivement lire \u00e0 un ami passionn\u00e9 de litt\u00e9rature qui me conseilla d\u2019en faire un livre. Sept mois apr\u00e8s mon voyage au Pays du Soleil Levant, mon aventure tokyo\u00efte s\u2019est ainsi transform\u00e9e en aventure \u00e9ditoriale, presque de fa\u00e7on hasardeuse. C\u2019est donc indirectement gr\u00e2ce \u00e0 Michaelzine que ce roman vit le jour, et je ne peux ici que vous en remercier sinc\u00e8rement.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:44px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-vivid-red-color has-text-color has-x-large-font-size\"><strong>2<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-vivid-red-color has-text-color has-medium-font-size\"><strong>Votre texte fait plus d\u2019une centaine de pages. Pourtant, il est tr\u00e8s coh\u00e9rent du d\u00e9but \u00e0 la fin. <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-vivid-red-color has-text-color has-medium-font-size\"><strong>Comment y \u00eates-vous parvenu ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:20px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p><strong>Franck Vidiella <\/strong>:  La coh\u00e9rence d\u2019un texte, quelle que soit sa nature, me semble \u00eatre une qualit\u00e9  essentielle. Lorsqu\u2019on raconte une histoire, il est important de ne pas perdre le lecteur en route. Pourtant, ce texte ne fut pas \u00e9crit de mani\u00e8re \u00ab chronologique \u00bb. J\u2019ai par exemple commenc\u00e9 par le dernier chapitre qui se d\u00e9roule \u00e0 Tokyo, pour ensuite \u00e9crire le second sur Moscou. En revanche, j\u2019avais d\u00e8s le premier jour une id\u00e9e tr\u00e8s claire du plan g\u00e9n\u00e9ral, avec une id\u00e9e relativement pr\u00e9cise des \u00e9v\u00e8nements que je voulais relater. Mais le point qui m\u2019a v\u00e9ritablement surpris dans cet exercice rel\u00e8ve indubitablement de la vitesse \u00e0 laquelle l\u2019inspiration m\u2019est venue. Au d\u00e9but, je ne voulais \u00e9crire qu\u2019une trentaine de pages et, de jour en jour, les mots se sont impos\u00e9s \u00e0 moi, me donnant l\u2019impression que le texte s\u2019\u00e9crivait tout seul. J\u2019avais probablement un besoin d\u2019\u00e9criture que je ne soup\u00e7onnais pas, un besoin de me confier \u00e9galement. Au final, ce roman-t\u00e9moignage se pr\u00e9sente sous la forme d\u2019un r\u00e9cit se d\u00e9roulant sur une ann\u00e9e, du 25 juin 2009 au 25 juin 2010, p\u00e9riode durant laquelle je fus surpris de constater \u00e0 l\u2019occasion de divers voyages \u00e9voqu\u00e9s dans le texte \u00e0 quel point la mort de Michael poss\u00e8de un impact plan\u00e9taire. C\u2019est aussi une ann\u00e9e durant laquelle mon regard sur la mort de Michael a consid\u00e9rablement \u00e9volu\u00e9, cette \u00e9preuve m\u2019ayant conduit \u00e0 reconna\u00eetre pleinement la place qu\u2019occupe Michael dans ma vie.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:44px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-vivid-red-color has-text-color has-x-large-font-size\"><strong>3<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-vivid-red-color has-text-color has-medium-font-size\"><strong>Le personnage appara\u00eet comme apais\u00e9 \u00e0 la fin du roman.<br>Mais est-il vraiment possible de faire son deuil ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Franck Vidiella <\/strong>: Un deuil est toujours complexe \u00e0 r\u00e9aliser. Cela demande du temps, beaucoup de temps. Il implique de plus bien souvent de passer pr\u00e9alablement par diff\u00e9rentes phases qui sont constitutives d\u2019un travail psychologique \u00e0 la fois sp\u00e9cifique et d\u00e9licat. La col\u00e8re, par exemple, fait partie des sentiments g\u00e9n\u00e9ralement \u00e9prouv\u00e9s suite \u00e0 la perte d\u2019un proche. Concernant le d\u00e9c\u00e8s de Michael, les choses sont de plus tr\u00e8s particuli\u00e8res. Outre la culpabilit\u00e9 inh\u00e9rente \u00e0 la gestion d\u2019une peine suscit\u00e9e par la perte d\u2019une personne qui fait partie de mon quotidien de fan sans v\u00e9ritablement \u00eatre l\u2019un de mes proches, un autre \u00e9l\u00e9ment qui complique le deuil s\u2019ajoute \u00e0 cela. Michael est une star plan\u00e9taire dont le succ\u00e8s n\u2019a fait qu\u2019augmenter suite \u00e0 son d\u00e9c\u00e8s. En cons\u00e9quence, il est impossible d\u2019\u00e9chapper \u00e0 son souvenir, rendant la douleur de son d\u00e9part ind\u00e9l\u00e9bile. Malgr\u00e9 tout, avec du temps et de la r\u00e9flexion, j\u2019ai fini par comprendre que Michael continuerait de vivre \u00e0 travers ses fans et qu\u2019il ne dispara\u00eetrait totalement que le jour o\u00f9 il tomberait dans l\u2019oubli.<br>En tant que fan, j\u2019estime donc avoir le devoir de faire vivre son \u0153uvre, cette perspective m\u2019ayant largement permis d\u2019apaiser la souffrance que j\u2019avais \u00e9prouv\u00e9e \u00e0 l\u2019annonce de son d\u00e9c\u00e8s. La col\u00e8re et la culpabilit\u00e9, deux des sentiments forts que j\u2019\u00e9voque de mani\u00e8re r\u00e9currente dans le texte, se sont \u00e9galement estomp\u00e9es avec le temps, d\u00e8s lors que j\u2019ai compris que Michael \u00e9tait, d\u2019un point de vue symbolique, toujours aussi vivant.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:44px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-vivid-red-color has-text-color has-x-large-font-size\"><strong>4<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-vivid-red-color has-text-color has-medium-font-size\"><strong>Les voyages semblent tenir une grande place dans votre livre et votre vie. <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-vivid-red-color has-text-color has-medium-font-size\"><strong>Pourquoi ? Que vous apportent-ils ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Franck Vidiella <\/strong>: Les voyages sont en effet essentiels dans ma vie et le sont \u00e9galement dans le roman. Le lecteur est d\u2019ailleurs conduit tout au long du r\u00e9cit \u00e0 visiter Tokyo, Londres, Moscou et Bilbao, quatre villes o\u00f9 j\u2019ai des souvenirs tr\u00e8s forts en relation avec Michael. Il me tenait par exemple \u00e0 c\u0153ur de raconter ma rencontre avec le Japon, dans une ville o\u00f9 Michael \u00e9tait omnipr\u00e9sent. Il en est de m\u00eame avec Bilbao o\u00f9 la  d\u00e9couverte du c\u00e9l\u00e8bre mus\u00e9e Guggenheim m\u2019\u00e9voqua le souvenir de Michael et son rapport \u00e0 l\u2019art. Quant au fait de voyager, c\u2019est en effet devenu avec le temps comme un besoin assurant une double fonction : d\u2019un c\u00f4t\u00e9, les voyages me permettent de m\u2019extraire du quotidien ; de l\u2019autre, ils enrichissent consid\u00e9rablement ma culture et m\u2019aident \u00e0 \u00e9largir la vision que j\u2019ai du monde. Les nombreux pays que j\u2019ai visit\u00e9s m\u2019ont permis de voir les choses diff\u00e9remment, de prendre du recul bien souvent, de me comprendre aussi parfois\u2026 \u00catre confront\u00e9 \u00e0 d\u2019autres cultures, d\u2019autres mani\u00e8res de penser, constitue en effet une source consid\u00e9rable d\u2019enrichissement personnel.<br>Michael a lui-m\u00eame \u00e9norm\u00e9ment voyag\u00e9, et la richesse intellectuelle acquise gr\u00e2ce \u00e0 ces voyages est perceptible dans son \u0153uvre. C\u2019est ind\u00e9niable.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:44px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-vivid-red-color has-text-color has-x-large-font-size\"><strong>5<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-vivid-red-color has-text-color has-medium-font-size\"><strong>Est-ce que ce premier roman suscite en vous l\u2019envie de continuer dans cette voie ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Franck Vidiella <\/strong> : J\u2019ai \u00e9crit cette histoire tr\u00e8s modestement. Je n\u2019ai d\u2019ailleurs pas la pr\u00e9tention de me d\u00e9finir comme un \u00e9crivain, ce terme ayant \u00e9t\u00e9 \u00e0 mon sens largement galvaud\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Il suffirait en effet d\u2019avoir \u00e9crit un livre pour devenir \u00e9crivain. Seuls mes lecteurs auront la possibilit\u00e9 de dire si j\u2019ai les qualit\u00e9s requises pour me revendiquer comme tel. Si les retours sont positifs, il est alors fort probable que j\u2019envisage de me replonger dans l\u2019\u00e9criture.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:59px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p><strong>Nous remercions Franck Vidiella pour avoir accept\u00e9 de r\u00e9pondre \u00e0 nos questions.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:65px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-vivid-cyan-blue-color has-text-color\"><strong>Interview r\u00e9alis\u00e9e par Spleen et  Seb Ka  pour MICHAELzine (nov. 2010)<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Franck Vidiella, l\u2019auteur du roman \u00ab Michael : le journal d\u2019un fan \u00bb a accept\u00e9<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":7933,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[12,19],"tags":[],"class_list":["post-7927","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-fanzine","category-interviews"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7927"}],"collection":[{"href":"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=7927"}],"version-history":[{"count":16,"href":"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7927\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7945,"href":"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7927\/revisions\/7945"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/7933"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=7927"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=7927"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=7927"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}