{"id":5745,"date":"2003-12-18T10:18:00","date_gmt":"2003-12-18T10:18:00","guid":{"rendered":"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/?p=5745"},"modified":"2021-12-04T22:02:28","modified_gmt":"2021-12-04T22:02:28","slug":"michael-et-les-jacksons-transition-delicate","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/?p=5745","title":{"rendered":"Michael et les Jacksons &#8220;transition d\u00e9licate&#8221;"},"content":{"rendered":"\n<p>Le besoin d\u2019\u00e9mancipation des Jackson 5 se fit sentir \u00e0 partir de 1974. Michael \u00e9tait alors \u00e2g\u00e9 de 16 ans, et les compositions musicales de Motown ne lui convenaient plus.<br>Mais malgr\u00e9 tout, Berry Gordy ne voulait rien entendre. Il n\u2019\u00e9tait en aucun cas question de donner aux fr\u00e8res Jackson une libert\u00e9 artistique. Pourtant Michael avait d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 \u00e0 composer des chansons lui m\u00eame et aurait bien voulu en proposer quelques unes \u00e0 Gordy, qui s\u2019obstinait \u00e0 ne pas vouloir en entendre parler. Le r\u00eave de Michael, \u00e9tait d&#8217;avoir autant de libert\u00e9 que Stevie Wonder en avait chez Motown.<br>Il fallait tout de m\u00eame se rendre \u00e0 l\u2019\u00e9vidence que les Jackson 5 \u00e9taient en perte de vitesse. Ils n\u2019avaient plus l\u2019image du groupe de bambin que Motown continuait \u00e0 vouloir donner. Leurs impressions de toujours chanter les m\u00eames chansons \u00e9tait bien pr\u00e9sente.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Jackson_five_MGM_1974.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"574\" height=\"464\" src=\"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Jackson_five_MGM_1974.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5747\" srcset=\"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Jackson_five_MGM_1974.jpg 574w, https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Jackson_five_MGM_1974-300x243.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 574px) 100vw, 574px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><br>La seule libert\u00e9 accord\u00e9e par Motown, fut le spectacle des Jackson 5 au MGM \u00e0 Las Vegas en 1974. Pendant 15 jours, Michael et ses fr\u00e8res se produisirent sur sc\u00e8ne tout en ayant une libert\u00e9 artistique. Ainsi Randy et Janet, furent invit\u00e9s \u00e0 se produire avec leurs fr\u00e8res. Mais de retour \u00e0 Los Angeles, rien n\u2019avait chang\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Voyant cela, Joe Jackson commen\u00e7a \u00e0 prospecter les maisons de disques susc\u00e9ptibles d\u2019accueillir ses fils. Berry Gordy eut \u00e9cho de \u00e7a et envoya Mr Abner pour essayer de calmer le jeu.&nbsp;<em>\u201cMr Gordy veut que les Jackson 5 restent quel qu\u2018en soit le prix et les cons\u00e9quences\u201d<\/em>. Mais aussi bien dans la t\u00eate de Joe que de Michael, la d\u00e9cision \u00e9tait d\u00e9ja prise : ils allaient quitter Motown.<br>Au cours d\u2019une entrevue muscl\u00e9e avec Gordy, Michael expliqua qu\u2019il ne pouvait plus rester dans une maison de disque qui ne voulait pas lui donner la moindre libert\u00e9 artistique. Le style musical ne lui convenait plus, comme \u00e0 ses fr\u00e8res d\u2019ailleurs, et il annonca au patron de la Motown qu\u2019ils allaient partir d\u00e8s la fin de leur contrat, pr\u00e9vu pour 1976.<\/p>\n\n\n\n<p>Et en effet, d\u00e8s 1976, Michael et ses fr\u00e8res sign\u00e8rent chez Epic. L\u2019annonce fit l\u2019effet d\u2019une v\u00e9ritable bombe, d\u2019autant qu\u2019une deuxi\u00e8me surprise de taille accompagnait le d\u00e9part des Jackson 5 : Jermaine ne suivait pas ses fr\u00e8res chez Epic.<br>Jermaine n\u2019\u00e9tait pas d\u2019accord avec la d\u00e9cision de sa famille, car il estimait qu\u2019il devait tout \u00e0 Berry Gordy et que ca n\u2019\u00e9tait pas correct de partir comme cela. De plus il avait \u00e9pous\u00e9 en 1973, la fille du PDG de la Motown : Azel Gordy. Sa position \u00e9tait donc d\u00e9licate et Michael s\u2019en rendit compte. Pourtant, il eut du mal \u00e0 se faire \u00e0 l\u2019id\u00e9e que Jermaine ne serait plus avec lui lors des enregistrements et des tourn\u00e9es. Les deux fr\u00e8res avaient toujours \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s li\u00e9s, et c\u2019\u00e9tait presque un d\u00e9chirement de voir partir son fr\u00e8re pr\u00e9f\u00e9r\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:18px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p>Motown eut tout de m\u00eame une certaine victoire en interdisant aux Jackson 5, d\u2019utiliser ce nom chez un concurrent. Cette close \u00e9tait stipul\u00e9e sur leur contrat et il \u00e9tait donc impossible de revenir dessus. Mais ce n\u2019\u00e9tait d\u2019un sens pas plus mal pour les fr\u00e8res Jackson qui voulaient avant tout faire oublier leur image gentillette que Motown leur avait donn\u00e9 pendant des ann\u00e9es. <\/p>\n\n\n\n<p>De plus, sans Jermaine, le nom \u201cJackson 5\u201d n\u2019avait plus tout son sens. Certes, Randy prendrait la place de Jermaine, mais le groupe original \u00e9tait sans le petit dernier de la famille.<br>Le nom retenu en signant chez Epic, fut \u201cThe Jacksons\u201d.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:7px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/jacksons_philly_international.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"520\" height=\"341\" src=\"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/jacksons_philly_international.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5746\" srcset=\"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/jacksons_philly_international.jpg 520w, https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/jacksons_philly_international-300x197.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 520px) 100vw, 520px\" \/><\/a><figcaption>Tito, Randy, Michael, Marlon, Jackie, et Joe Jackson en compagnie de Leon Huff et Kenneth Gamble. Photo prise en 1976 au bureau de K. Gamble chez Philadelphia International Records.<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<div style=\"height:11px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p>Tr\u00e8s vite, les fr\u00e8res Jackson sont envoy\u00e9s \u00e0 Philadelphie pour enregistrer leur premier album sous le label Epic. Michael y fera une rencontre d\u00e9terminante dans sa carri\u00e8re &#8211; ou plut\u00f4t deux rencontres &#8211; : Leon Huff et Kenny Gamble. Ils \u00e9taient tous deux, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, des compositeurs de talents qui avaient \u00e9crit des albums somptueux, et Michael le savait tr\u00e8s bien. Joe Jackson, avait tout de m\u00eame pos\u00e9 la condition que deux ou trois titres de ses fils devaient figurer sur l\u2019album, et Huff et Gamble avaient accept\u00e9 en promettant d\u2019\u00e9couter quelques maquettes.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:9px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p>On oublie souvent de le dire, pr\u00e9f\u00e9rant insister sur le c\u00f4t\u00e9 fusionnel de la relation Michael Jackson &#8211; Quincy Jones, mais Michael a \u00e9norm\u00e9ment apprit au contact de Gamble et Huff. C\u2019est en les regardant travailler qu\u2019il a compris comment composer une chanson et comment travailler une m\u00e9lodie. M\u00eame si les bases lui avaient \u00e9t\u00e9 inculqu\u00e9es \u00e0 Motown, il ne savait pas comment exploiter les id\u00e9es qui fourmillaient dans sa t\u00eate, et c\u2019est Gamble et Huff qui lui ouvrirent la voie.<br>A cette \u00e9poque, les deux comparses travaillent \u00e9galement avec Mc Hadden et John Whitehead, deux hommes de l\u2019ombre qui avaient leurs r\u00f4les dans l\u2019\u00e9laboration des albums.<\/p>\n\n\n\n<p>Les premi\u00e8res maquettes furent apport\u00e9es alors que les Jacksons \u00e9taient \u00e0 l\u2019h\u00f4tel \u00e0 Philadelphie, et tr\u00e8s vite les fr\u00e8res Jackson prirent la direction du studio. Michael apporta une de ses toutes premi\u00e8res chansons : \u201cBlues Away\u201d. Calqu\u00e9e sur \u201cLonely Teardrops\u201d de Jackie Wilson, \u201cBlues Away\u201d traite d\u2019un moment de d\u00e9prime qui se termine bien. Une mani\u00e8re pour Michael d\u2019exorciser sa solitude grandissante \u00e0 cette \u00e9poque.<br>L\u2019\u00e9quipe de Gamble et Huff apport\u00e8rent le reste de l\u2019album avec des titres bien l\u00e9ch\u00e9s et taill\u00e9s pour la danse tels que \u201cEnjoy Yourself\u201d. Tout en gardant l\u2019esprit \u201cJackson\u201d, le premier opus des Jacksons chez Epic cassa avec le style Motown, offrant plus de maturit\u00e9 \u00e0 leur musique.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-gallery aligncenter columns-2 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\"><ul class=\"blocks-gallery-grid\"><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><a href=\"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/The_Jacksons_Blues_Away_1976.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"501\" height=\"516\" src=\"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/The_Jacksons_Blues_Away_1976.jpg\" alt=\"\" data-id=\"5748\" data-full-url=\"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/The_Jacksons_Blues_Away_1976.jpg\" data-link=\"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/?attachment_id=5748\" class=\"wp-image-5748\" srcset=\"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/The_Jacksons_Blues_Away_1976.jpg 501w, https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/The_Jacksons_Blues_Away_1976-291x300.jpg 291w\" sizes=\"(max-width: 501px) 100vw, 501px\" \/><\/a><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><a href=\"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/The_Jacksons_Enjoy_Yourself_1976.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"500\" height=\"500\" src=\"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/The_Jacksons_Enjoy_Yourself_1976.jpg\" alt=\"\" data-id=\"5749\" data-full-url=\"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/The_Jacksons_Enjoy_Yourself_1976.jpg\" data-link=\"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/?attachment_id=5749\" class=\"wp-image-5749\" srcset=\"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/The_Jacksons_Enjoy_Yourself_1976.jpg 500w, https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/The_Jacksons_Enjoy_Yourself_1976-300x300.jpg 300w, https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/The_Jacksons_Enjoy_Yourself_1976-150x150.jpg 150w\" sizes=\"(max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><\/figure><\/li><\/ul><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Mais bien loin de se sentir totalement lib\u00e9r\u00e9, Michael d\u00e9veloppa petit \u00e0 petit un besoin de s\u2019\u00e9manciper, cherchant de plus en plus des projets solos.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:16px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p><strong>Article de Davy Appert<\/strong> &#8211; <strong>MJLegend &#8211; Chroniques<\/strong> &#8211; <strong>17\/12\/2003<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/MJLegend_Header.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"700\" height=\"98\" src=\"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/MJLegend_Header.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5799\" srcset=\"https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/MJLegend_Header.jpg 700w, https:\/\/michaelzine.com\/Wordpress\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/MJLegend_Header-300x42.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le besoin d\u2019\u00e9mancipation des Jackson 5 se fit sentir \u00e0 partir de 1974. 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